Toc, toc, toc, il y a quelqu'un ? la salle 316 ne répond plus, la salle 225 est définitivement vide. Pour le 100ième Post de ce blog, vous n'imaginiez pas que j'allais vous abandonner ainsi. La semaine dernière était l'occasion de la dernière visioconférence avec SFAI pour révéler HYPHEN l'oeuvre commune en présence du consortium SEBASTIAN. Ce fut une Journée intense et motivante pour l'équipe qui achevait ainsi cette expérience collaborative. Que reste-t il de ces semaines, une fois les ordinateurs éteints et l'écran du LifeSize déconnecté ?.
Une chose est certaine et confirmée durant ces semaines, pour bien travailler ensemble les coworkers ont besoin de se sentir, se toucher, se voir, avant de
commencer une production dématérialisée. Ceci peut paraître banal, mais certains gourous qui projettent un futur 100% délocalisé, désincarné et dématérialisé se trompent. C'est un peu le regret
évoqué par tous, le premier acte de ce projet aurait dû être une rencontre physique.
Le deuxième fait marquant de ce projet est que malgré l'ouverture de chaque participant, la culture et les habitudes s'imposent sur la vision et l'organisation du projet. C'est la culture du résultat qualitatif qui s'imopse pour les Gobelins, et la culture de l'expérimentation artistique pour SFAI. La mixité culturelle de ce « small village » mondialisé est plus compliqué à appréhender et cerner. Il s'en suit une période plus longue en « phasage » des équipes pour construire une oeuvre commune.
Enfin la massification des usages numériques et l'intuitivité des outils Web opensource font que les équipes adaptent leurs outils aux besoins de la production.
Fini le temps ou nous imaginions LE logiciels couvrant tous les besoins d'une production comme le fut imaginé SEBASTIAN, à ces débuts. Les équipes ont besoins de
petits applicatifs malins et performants disponibles à tout moment dans une boite à outil, compatible et connectable avec tout leur environnement. C'est la revanche du petit batteur à main face
au robot mastodonte de KitchenAid rutilant mais inutilisable.

Pour finir sur ce bilan, j'évoquerai mon retour d'expérience comme celle d'un spectacle mis en scène et interprété par une troupe talentueuse mas très
individualisée. Je n'ai pas dis « individualiste » car des deux cotés de l'atlantique chacun a pu travailler en équipe et l'échange fut permanent. J'ai dis « individualisée » car chaque
participant est resté avec sa vision personnelle du projet, certain prenant des choses en main d'autres s'effaçant. L'équipe ne travailla pas en totale complicité recherchant le consensus, mais
en individualités créatives se juxtaposant ou se cumulant.
De ces heures de vidéos, de ces rencontres et de ces partages, avec l'aide d'Anne sur une musique d'Arnaud, j'ai concentré en un petit film, un montage des moments
forts du projet GateTour. Ce projet fut une chorégraphie qui n'attend plus que l'année prochaine pour se réanimer à la manière de Coppélia... Eric LEGUAY


